Vous vous demandez ce qu'est le Marais Poitevin, vous souhaitez en savoir plus sur cette partie du département de la Vendée...
Histoire du Marais Poitevin
L'ensemble que constituent le Marais poitevin et la baie de l'Aiguillon (relique d'un ancien golfe marin) s'étend sur environ 100 000 hectares, à cheval sur trois départements (Vendée, Deux-Sèvres et Charente-Maritime).
L'espace abandonné par l'océan au fil du temps s'est peu à peu comblé de sédiments, formant une grande étendue plane, dont l'altitude de 0 et 8 mètres (la moitié du marais se situant à moins de deux mètres) est à un niveau intermédiaire entre celui des marées hautes et des marées basses. Les marais desséchés couvrent une superficie d'environ 47 000 hectares. Les marais mouillés (dont la partie la plus orientale est qualifiée de Venise Verte) couvrent pour leur part une superficie d'environ 29 000 hectares, tandis que des marais qualifiés d'intermédiaires (ce qui signifie qu'ils sont imparfaitement desséchés) représentent environ 19 000 hectares.
Des traces d'occupation pré-historiques ont été identifiées sur ses anciennes rives ainsi que sur les anciennes îles aujourd'hui incluses dans les terres.
À partir du VIIe siècle, de grands seigneurs féodaux, ont procédé à des concessions et donations de parties du marais au bénéfice des abbayes alentours (dont l'abbaye de Maillezais, celles de Nieul-sur-l'Autise, l'Absie, Saint-Maixent et Saint-Michel-en-l'Herm, ou le monastère de Luçon) ; des travaux d'aménagement sont ainsi lancés, dans le but d'exploiter de manière plus organisée la productivité de ces milieux (cultures, élevage, saliculture, pêcheries mais aussi développement de marais salants). Les premiers endiguements de marais desséchés sont réalisés à partir de la fin du Xe siècle afin d'exploiter plus facilement les terres. Dans une charte de 1217, Pierre de Volvire, seigneur de Chaillé, permet à la coalition des abbayes de Saint-Michel, de l'Absie, de Saint-Maixent, de Maillezais et de Nieul de creuser un canal pour dessécher les marais du Langon et de Vouillé. Il a été appelé "canal des Cinq-Abbés", au nom évocateur de ce contexte. D'autres grands canaux évacuateurs sont creusés par la suite.